LE COYOTE, UN PREDATEUR REDOUTABLE

Présentement dans la gestion du cerf de Virginie au Québec, nous sommes à nous poser plein de questions pour comprendre et améliorer la santé de la majorité du troupeau à travers les habitats du Québec. Nous savons tous très bien que les deux plus grands impacts sur la gestion du cerf de Virginie sont les décisions gouvernementales mais en premier lieu , mère nature avec certains hivers, contrôle rapidement les troupeaux de chevreuil à la baisse. mais il reste une question à se poser? Il y aurais t’il un nouveau joueur qui depuis 20 ans est silencieux et qu’ aucune étude sérieuse a été entrepris au Québec sur son impact négatif de prédation des troupeaux de chevreuil? Ce joueur est le coyote! Quel serais l’impact de La prédation des coyotes sur un troupeau de cerfs de Virginie? Selon mes observations et recherche voici 4 impacts majeures sur les habitudes du chevreuil.

 

1. Diminution de la population : Les coyotes peuvent chasser et tuer les cerfs, réduisant ainsi le nombre d’animaux dans le troupeau. Cela peut entraîner une diminution de la population de cerfs de Virginie dans la région concernée. Les coyotes peuvent avoir un impact négatif sur les troupeaux de cerfs de Virginie. Ils peuvent chasser les cerfs, et cela peut entraîner une diminution de la population de cerfs et une perturbation de l’écosystème local. Le nombre de cerfs de Virginie qu’un coyote peut manger en une saison peut varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que la disponibilité de proies alternatives, les conditions de l’environnement et la densité de population de coyotes. Les études montrent que chaque coyote peut consommer en moyenne entre 1 et 2 cerfs par mois, mais cela peut être plus ou moins élevé selon les circonstances. Il est important de noter que les coyotes ne se nourrissent pas uniquement de cerfs et ont un régime alimentaire diversifié, comprenant également d’autres proies comme les petits mammifères, les oiseaux et les charognes.

 

2. Stress et comportement modifié : La présence de coyotes dans les environs peut causer du stress chez les cerfs de Virginie, ce qui peut affecter leur comportement. Les cerfs peuvent devenir plus méfiants, passer plus de temps à surveiller les prédateurs et moins de temps à se nourrir ou à chercher des endroits sûrs pour se reposer.

 

3. Répercussions sur la reproduction : Lorsque les coyotes s’attaquent aux cerfs, cela peut avoir un impact sur leur taux de reproduction. Les femelles peuvent être plus stressées et moins susceptibles de se reproduire. De plus, les coyotes peuvent également s’attaquer aux faons, réduisant ainsi le taux de survie des jeunes cerfs.

 

4. Perturbation de l’écosystème : Les cerfs de Virginie jouent un rôle important dans l’écosystème en tant que brouteurs, aidant à maintenir l’équilibre des populations de plantes. Lorsque la prédation des coyotes réduit la population de cerfs, cela peut entraîner des changements dans la composition et la densité des végétations, affectant potentiellement d’autres espèces et leur habitat.

Un peu d’historique sur le coyote. Le coyote est une espèce de canidé originaire d’Amérique du Nord, y compris du Québec. Son histoire au Québec remonte à plusieurs décennies. Au fil du temps, la population de coyotes a connu des fluctuations en raison de divers facteurs, tels que la modification de l’habitat, la chasse et les régulations gouvernementales inefficaces. Aujourd’hui, les coyotes sont répartis dans différentes régions du Québec, notamment dans les zones rurales et suburbaines. Ils s’adaptent bien à divers environnements et sont connus pour leur adaptabilité et leur intelligence. La cohabitation entre les coyotes et les humains fait l’objet de discussions animés et de mesures de gestion pour assurer un équilibre entre la faune et les humains.

Beaucoup d’autres provinces et État américain ont compris l’impact significatif des Coyotes sur les cerfs de Virginie. Dans les années 80, plusieurs municipalités étaient conscients du problème des Coyotes et offrais des programmes de récompense pour la recolte de chaque coyote mais aujourd’hui avec les nouvelles générations, nous constatons un certain laisser aller sur le contrôle de la prédation et ces mêmes observations sont faites par rapport au biologiste du gouvernement? L’élément Coyote prend de plus en plus de place dans la gestion du chevreuil et il serait temps de le considérer parmi les trois impacts négatifs majeurs dans la croissance des troupeaux de cerf de Virginie au Québec. Je vous invite a venir commenter ce texte sur nos réseaux sociaux pour avoir votre opinion sur les dossier coyote au Québec?